Récréation

Publié le par Laurent

On attendait que la cloche sonne pour fermer le cahier et ranger sa gomme, pour aller jouer à chat perché ou se planquer dans les WC. Une balle en mousse, on jouait au foot, les cages c’était  celle de l’escalier. On jouait aux billes et les trous de la grille qu’entouraient les arbres, c’était notre mise.

A l’école primaire, quand on a 8 ans, on ne sait pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi c’est déjà la fin de la récré alors qu’on dirait qu’elle  vient de commencer?

Parfois la récré fallait l’oublier parce qu’on avait trop bavardé alors que la maîtresse nous expliquait qu’avec l’auxiliaire être fallait accorder. On copiait 100 fois je ne discute pas avec deux stylos qu’on scotchait pour écrire 2 fois plus vite sur ce papier qu’on nous déchirait une fois terminé.

A l'école primaire quand on a 8 ans, on sait pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi c’est toujours les mêmes qui sont punis alors que les autres ils parlaient aussi?

On jouait à midi avec les images, les Paninis à la tapette et  pour gagner  fallait mouiller  un peu le creux de la main sans se faire griller. De retour en classe toujours trop tôt pendant que la maîtresse écrivait au tableau dans notre case  on se les échangeait un écu de Pégase contre 3 normales.

A l’école primaire quand on a 8 ans on ne comprend pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi les images on nous les confisquait et on nous les rendait qu’à la fin de l’année?

Y’avais aussi un autre truc génial cette arme fatale la sarbacane qu’on fabriquait avec les bics bleus qu’on dépouillait pour pouvoir faire feu. Nos boulettes de papier mâché, arraché du cahier, on les mastiquait et elles allaient se coller au plafond de la classe même si faut avouer que c’était dégueulasse.

A l’école primaire quand on a 8 ans on comprend pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi faut écrire à 3 carreaux de la marge, souligner en vert et surtout rester sage?

On faisait des avions à récréation, sur les côtés, on pliait les ailerons, à l’arrière, on faisait des réacteurs, dans la fente au milieu, y’avait un moteur. C’était des planeurs qui tournaient en rond, ou des fusées qui passaient le mur du son. Soit on les gardait soit on les perdait sur le toit du lycée qu’était juste à côté.

A l’école primaire quand on a  8 ans, on sait pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi les pages du cahier de poésie ce n’est pas fait pour faire de l’origami?

Et  on s’envole au milieu de ces avions de papier et on s’élève comme eux pour un jour  s’écraser sur les tours de la vie quand on a grandit, qu’on écrit au tableau et qu’on regarde dans notre dos, que c’était bientôt la fin de la récré, et qu’elle est terminée.

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lolo 15/03/2006 12:23

Petit papa Noël quand tu descendras du ciel avec tes jouets par millier n'oublie pas mon petit cahier...

Lilou 11/03/2006 15:48

Ben oui, moi l'égalité des chances je continue d'y croire, c'est comme le Père Noël, c'est parce qu'il y en a qui y croit qu'il existe !!

Lolo 10/03/2006 18:25

C'est bien d'être étudiant. Moi j'aimais bien. Il faut juste ne pas oublier, au début du cours, de s'assoir après le rang de devant et, à la fin du cours, de se lever après ce même rang de devant..... ;-)

Jé 06/03/2006 23:36

T'inquiètes pas, j'ai pas di mon dernier mot, j'suis pas encore descendu si bas... ;-)

Laurent 04/03/2006 14:14

Ah.... lala.... la période rap du jé, le survet blanc, la casquette nike... La grande époque! Sinon, tu vas donc te retrouver étudiant à la fin de l'année, comme tes étudiants. Jé, profession, étudiant en CDI! ;-) Enfin, pour l'égalité des chances comme pour le reste d'ailleurs, faut bien rêver un peu...!