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Mercredi 18 mars 2009
Avec son harmonica à l’Olympia, avec toi la chaire de poule sur les bras, dans un parc, un peu plus loin avec un chapeau, dans les voitures, « à l’arrière des berlines », en rentrant tard la nuit, la nuit je mens…

Un jour tu chanteras moins jusqu’au jour ou tu ne chanteras plus… mais les disques continueront à tourner… les disques, la terre et les têtes jusqu’au jour ou elles ne tourneront plus…

 


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Mardi 4 septembre 2007

Le métier que j’aimerais faire plus tard :

« Gendarme à cheval car j’aime les « chevals » .»

« Promener des animaux. »

« Maîtresse parce que j’aime faire apprendre et donner des devoirs. »

« Travailler dans un hôtel comme mon père. »

« Footballeur parce qu’on gagne beaucoup d’argent. »

« Quand je serai grand, je serai pompier parce que j’aime bien et mon grand-père en était un. »

« Coiffeuse pour actrice. »

« Paparazzi car je prends bien les photos. »

Et à la radio y’en a un qui chante :

« Quand j's'rais grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !
 »


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Mercredi 25 avril 2007

L’hivers avait pris congé au comptoir des saisons,

Le soleil se déversait dans les verres sur les balcons,

La bouche du métro par vague distillait,

Des gens qui rentraient du boulot avec le pas pressé,

Et on discutait de tout de rien, de chaussures à bout rond,

De la danse, de Laure Manaudou, d’un concert, des élections.


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Mercredi 13 septembre 2006

La feuille reste là, regarde elle ne bouge pas , elle reste bien blanche, juste avant l’avalanche. A la pointe du bic bleu naissent les lettres comme jaillit le feu au bout d’une allumette. Ca y est la pensée tremble, les mots, ils arrivent, ils sont là tous ensemble, maintenant faut que ça rime. Faut jeter l’encre pour ne pas s’échouer ou larguer les amarres mais là, tu fuis la vérité. Faut que ça chante pour oublier un peu les démons qui nous hantent qui nous font prendre feu. On est tous un peu brûlé, on a tous sur la peau des traces de feu maîtrisé ou bien des coup de chalumeau. On a tous envie d’une vie qui soit belle, qui soit grande, on en a tous envie, restons pas là à attendre. A attendre que les choses arrivent, y’en a qui nomme ça le destin, moi j’ai juste un peu  faim, j’ai juste l’appétit de vivre. Beaucoup parle de bonheur et la quête de celui-ci occupe pas mal d’heure du lundi au samedi. Mais c’est quoi ce mot trop lourd que je range dans une boite avec le mot amour à sa gauche ou  sa droite. Si tu ouvre un dictionnaire, tu trouvera une définition même si elle est pas très claire, malgré des exemples à la con. Cet état de bien être est propre à chacun et chacun a sa définition de ces concepts au fond. Je ne sais pas si c’est l’instinct commun à tous les êtres humains d’avoir envie de demain, d’espérer parfois en vain. C’est vrai que pour tout le monde, y’a des moment ou ça gronde, des moments de cafard, des moments ou on broie du noir. Alors dans ce cas, regarde la lumière au travers de tes volets quand tu te réveilles le matin et lève toi du bon pieds. Et même si la journée a été assez pourrie ça serait dommage de la jeter, y’a forcément un  moment ou elle t’a souri !


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Dimanche 28 mai 2006

Un chignon sous de la laque et ma mère était prête,

Pour une journée de vaque pour une journée de femme honnête.

Et moi j’étais toujours là, à dire: " qu’est-ce que je pourrais faire?"

A m’ennuyer un peu des fois et même à chercher un petit frère.

A jouer au légo, à cultiver des radis

Et à transformer mon vélo en moto de rallye.

Pendant que dans la cuisine, sous son tablier rose,

Bien loin de la cantine elle préparait mes tartines!


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Dimanche 26 février 2006

On attendait que la cloche sonne pour fermer le cahier et ranger sa gomme, pour aller jouer à chat perché ou se planquer dans les WC. Une balle en mousse, on jouait au foot, les cages c’était  celle de l’escalier. On jouait aux billes et les trous de la grille qu’entouraient les arbres, c’était notre mise.

A l’école primaire, quand on a 8 ans, on ne sait pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi c’est déjà la fin de la récré alors qu’on dirait qu’elle  vient de commencer?

Parfois la récré fallait l’oublier parce qu’on avait trop bavardé alors que la maîtresse nous expliquait qu’avec l’auxiliaire être fallait accorder. On copiait 100 fois je ne discute pas avec deux stylos qu’on scotchait pour écrire 2 fois plus vite sur ce papier qu’on nous déchirait une fois terminé.

A l'école primaire quand on a 8 ans, on sait pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi c’est toujours les mêmes qui sont punis alors que les autres ils parlaient aussi?

On jouait à midi avec les images, les Paninis à la tapette et  pour gagner  fallait mouiller  un peu le creux de la main sans se faire griller. De retour en classe toujours trop tôt pendant que la maîtresse écrivait au tableau dans notre case  on se les échangeait un écu de Pégase contre 3 normales.

A l’école primaire quand on a 8 ans on ne comprend pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi les images on nous les confisquait et on nous les rendait qu’à la fin de l’année?

Y’avais aussi un autre truc génial cette arme fatale la sarbacane qu’on fabriquait avec les bics bleus qu’on dépouillait pour pouvoir faire feu. Nos boulettes de papier mâché, arraché du cahier, on les mastiquait et elles allaient se coller au plafond de la classe même si faut avouer que c’était dégueulasse.

A l’école primaire quand on a 8 ans on comprend pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi faut écrire à 3 carreaux de la marge, souligner en vert et surtout rester sage?

On faisait des avions à récréation, sur les côtés, on pliait les ailerons, à l’arrière, on faisait des réacteurs, dans la fente au milieu, y’avait un moteur. C’était des planeurs qui tournaient en rond, ou des fusées qui passaient le mur du son. Soit on les gardait soit on les perdait sur le toit du lycée qu’était juste à côté.

A l’école primaire quand on a  8 ans, on sait pas vraiment pourquoi faut y aller. Pourquoi les pages du cahier de poésie ce n’est pas fait pour faire de l’origami?

Et  on s’envole au milieu de ces avions de papier et on s’élève comme eux pour un jour  s’écraser sur les tours de la vie quand on a grandit, qu’on écrit au tableau et qu’on regarde dans notre dos, que c’était bientôt la fin de la récré, et qu’elle est terminée.


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